Cliquez pour adhérer au Mouvement Démocrate garennois

 
 

Recevez nos lettres d'information.

 

 
 
 

Accueil > Fil de l'info garennois > Des ‘équipes d’intervention mobiles’ au collège et au lycée ? C’est NON !

Des ‘équipes d’intervention mobiles’ au collège et au lycée ? C’est NON !

Un nouveau billet pour relayer une pétition… encore une, direz-vous ! Oui, mais celle-là nous concerne tous, parce qu’elle touche à une institution fondamentale : l’école. Jugez-en par vous-mêmes.

Début octobre, des brigades très spéciales ont été mises en place par M. Chatel et Hortefeux. Objectif : faire régner l’ordre dans les établissements scolaires. Actuellement expérimentées en Seine-Saint-Denis, elles sont appelées à se généraliser.

S’agissant d’un sujet aussi brûlant, la présentation faite à la presse a été particulièrement soignée. Le ministère de l’intérieur a insisté sur le profil ‘atypique’ des recrues, anciens spécialistes de la sécurité mais aussi anciens éducateurs, conseillers d’éducation ou enseignants.

Chacune des équipes a son QG dans un lycée ‘choisi pour sa proximité avec une cité sensible’. Pas d’armes (ouf !), mais des blousons kakis, des talkies-walkies et une formation spécifique aux sports de combat. Bref, on est davantage dans le registre de l’intimidation, voire de l’intervention musclée, que dans celui du dialogue ou de la médiation.

Cette expérience est particulièrement significative de la vision sécuritaire de ceux qui nous gouvernent. Elle induit une grave distorsion des missions de l’école. Oui, l’école doit être un lieu où l’on peut apprendre en toute sécurité et en toute sérénité. Mais elle doit rester (à l’instar de la famille) un milieu protégé où l’autorité repose sur un respect réciproque, et non sur un rapport de force.

Par ailleurs, la ‘solution’ du gouvernement est une fausse solution, parce qu’elle ne s’attaque pas aux vraies racines de la violence que sont l’accroissement des inégalités sociales, la ghettoisation et plus généralement, l’absence d’espoir pour les jeunes –surtout lorsqu’ils sont issus de milieux défavorisés et ne disposent pas d’un carnet d’adresses leur permettant de briguer la présidence de l’EPAD à 23 ans !-



Ci-dessous le texte de la pétition, portée par Sylvain Canet, enseignant à Boulogne et responsable de la Commission Education du Mouvement Démocrate :


Non, la logique sécuritaire n’a pas sa place à l’école !

Un établissement scolaire n’est pas un bunker !

Après la cagnotte à 10 000 € pour récompenser l’assiduité des élèves, c’est maintenant le thème de la sécurité qui devient prétexte à une mesure choc.

Le “Plan de sécurisation des établissements et de suivi de la délinquance” lancé par Brice Hortefeux et Luc Chatel égratigne encore un peu plus le contrat social et républicain qui nous lie à l’école.

En instaurant des brigades d’intervention dites « Equipes Mobiles de Sécurité » ou en envisageant le développement de la vidéosurveillance au coeur des établissements scolaires, c’est une vision sécuritaire de l’école qui domine.

Nous dénonçons cette nouvelle dérive. Ces mesures désaxent le propos de l’éducation nationale et de ses établissements.

La violence et la délinquance, prétextes malsains aux mesures gouvernementales, doivent être exclues de l’enceinte scolaire; oui. Mais la solution présentée porte en elle une autre violence, plus larvée : uniforme kaki, talkies-walkies, interventions groupées, externes à l’équipe éducative, ce type de démonstrations valorise une agressivité institutionnalisée.

Ce n’est pas la bonne façon de parler aux jeunes. Ce n’est pas le bon niveau de réponse.

L’école a besoin d’enseignants, d’éducateurs, d’assistants d’éducation et d’aides à la gestion des conflits au cœur des établissements. Le surveillant de vie scolaire remplissait ce rôle avec une relation aux élèves bien meilleure que celle qu’on nous propose. L’embauche de 500 agents devant constituer des brigades d’intervention mobiles allant de collèges en lycées, est un gadget ; pire, une illusion sécuritaire néfaste pour nos écoles ; voire une provocation quand, par ailleurs, les enseignants dénoncent les suppressions de postes et de moyens éducatifs.

Hormis les problèmes de délinquance qui sont du ressort de la police et pour lesquels les chefs d’établissement connaissent les procédures à suivre, c’est au sein des équipes, avec la communauté éducative et les parents, qu’on instaure un climat propice aux apprentissages. C’est avec les moyens d’une offre éducative de qualité qu’on valorise la seule autorité qui vaille: celle des professeurs et du personnel d’encadrement.

Brigades, vidéosurveillance, portiques de sécurité,…, sont autant de façons de “regarder ailleurs” : une vraie politique de sécurité s’attaque à la source de la violence et aux conditions de vie dans les cités. Quartiers ghettoïsés, manques de lien social, politiques d’urbanisme,…, sont d’autres défis bien réels.

Plutôt que se refermer sur elle même, l’école doit rayonner et diffuser du savoir et de la culture ; gagner la jeunesse ! Allumons les Lumières à l’école !

Pour signer la pétition, cliquer sur le lien : http://www.mesopinions.com/Plan-Hortefeux-Chatel—Non—La-logique-securitaire-n-a-pas-sa-place-a-l-ecole—petition-petitions-b45b6445b20fab9e44f8275ccfc16cef.html

Article publié le 19/11/2009
Source de l'article : La Garenne de toutes nos forces

Commentez cet article sur La Garenne de toutes nos forces

 

Les 3 articles suivants :
Conseil municipal du 19 novembre : où il fut question d’un budget vertueux… et de pratiques indignes
Moins de déchets
Ateliers de l’Ouest Parisien : pour une alternative au modèle urbanistique de l’EPAD

Prochain conseil municipal : 01/07/2010 21:00
Consulter l'ordre du jour

Séance publique en Mairie
Salle des mariages
Entrée libre

Comptes-rendus
des Conseils Municipaux

Christophe Conway, conseiller municipal à La Garenne-Colombes.

 

Les derniers messages :






Accéder aux forums garennois

 
 
 
 
 
 

Accueil | Notre équipe | Le fil de l'info | La revue de presse | Notre Blog | Devenez Adhérent | Contactez-nous

© 2009 : Mouvement Démocrate - La Garenne-Colombes